Les années 2020 ont vu l’explosion des ventes de gravels et de vélos électriques. Souvent dissociés, le gravel est peu souvent électrique étant donné son rapport proche avec le vélo de route, c’est-à-dire un vélo de sport d’endurance. Au contraire du vélo de ville qui s’électrise de plus en plus pour faciliter les déplacements et le transport (vélo cargo, notamment), le cyclisme sur route est encore majoritairement « musculaire » et préféré par des personnes qui souhaitent faire une activité sportive, donc à la puissance de ses muscles.

Le gravel est un mix de vélo de route et de VTT (vélo tout terrain), ou du moins VTC (vélo tout chemin). Il a quant à lui explosé ces dernières années chez tous les constructeurs. Non pas que la pratique soit nouvelle, mais c’est devenu un effet de mode et qui permet de sortir des sentiers battus tout en conservant un bon rendement, qu’un VTC n’offrait pas malgré sa polyvalence. Un gravel, c’est (en très résumé) un vélo de route sur lequel on met des pneus plus larges et qui ne sont pas lisses, sans non plus être des pneus de VTT. On y retrouve donc le cintre courbé (guidon), un cadre plus haut et plus large pour laisser passer des jantes renforcées et des pneus plus épais afin d’encaisser les chocs dans les sentiers et chemins de forêt. Le dérailleur est souvent spécifique même si l’on retrouve aussi des groupes de VDR (vélo de route) sur les gravels d’entrée de gamme. C’est aussi devenu le vélo à la mode pour faire un bikepacking sportif ou d’endurance, pouvant plus facilement enchainer les kilomètres qu’un vélo de voyage ou de cyclotourisme.

photo velo gravel

A l’opposé ou presque, le vélo à assistance électrique (VAE) explose aussi. Les ventes prennent de plus en plus de parts de marché au vélo traditionnel (sans assistance), essentiellement pour la ville. Une étude menée par Vélo & Territoires montre une augmentation de 14% des déplacements en zone urbaine en 2022 par rapport à 2021 (période identique du 1er janvier au 04 septembre). C’est stable en zone périurbaine et en zone rurale, la moyenne globale étant tout de même positive avec un +11%. C’est même +33% par rapport à 2019, avant le covid.

Peut-être que les subventions ont aidé à faire réparer ou à la vente de nouveaux vélos (électriques) mais le constat est surtout que les Français roulent davantage à vélo qu’auparavant. Ce n’est que bénéfique pour la santé et pour désengorger les centres-villes !