L’impression 3D est souvent affichée comme une révolution alors que la majorité des propriétaires ne fait qu’imprimer des figurines ou des gadgets en plastique. Mais dans des domaines bien spécifiques tels que la médecine, l’aéronautique ou l’automobile, la fabrication additive rend bien des services : prototypage plus rapide et beaucoup moins coûteux qu’avec les procédés traditionnels, fabrication en petite série ou personnalisation d’un produit destiné à la vente… Les exemples d’applications dans le milieu industriel sont nombreux et l’on retrouve chaque semaine de nouveaux cas concrets d’utilisation de l’impression 3D pour faciliter le travail des entreprises. Un site d’actualité sur l’impression 3D est à lire et à suivre pour se tenir au courant des nouveautés du secteur.

Impression 3D de gadgets à la maison mais bien d’autres usages chez les professionnels. On ne compte plus le nombre de bâtiments imprimés en 3D avec une machine qui dépose du béton liquide selon des plans bien précis. Les réalisations, pas toujours esthétiques, vont du logement à bas coût jusqu’à la villa résidentielle en Californie avec piscine et jacuzzi.

Mais le sujet qui nous intéresse aujourd’hui est l’utilisation d’une imprimante 3D dans le milieu médical. Là aussi, les exemples sont nombreux mais surtout aux Etats-Unis. En France, les Hôpitaux de Paris (AP-HP) sont équipés de dizaines d’imprimantes 3D Stratasys, des machines de très bonne qualité, dans le cadre du projet Covid3D.

A Marseille, les Hôpitaux universitaires se sont équipés d’une bio-imprimante 3D particulière. Celle-ci ne va pas fondre du plastique mais imprimer des tissus humains destinés à la greffe de peau. De marque Poietis, une entreprise française basée à Bordeaux, l’imprimante 3D a été mise en service dans le secteur thérapie cellulaire pour reconstruire des tissus biologiques pour l’Homme. L’objectif est d’imprimer des équivalents de peau, constitués de derme et d’épiderme, afin de faciliter la réussite de la greffe.

La vidéo ci-dessous présente l’utilisation d’une bio imprimante 3D au sein d’un hôpital français et est suffisamment compréhensible pour une personne qui ne travaille pas dans le domaine de la santé.